Grâce à la recherche, je mène une vie presque normale.
Mon témoignage
En septembre 2025, une toux persistante est apparue. Au début, je ne m’inquiétais pas particulièrement. Je pensais qu’elle finirait par disparaître. Pourtant, les semaines passaient et elle restait.
Puis tout s’est accéléré. J’ai été victime d’une embolie pulmonaire, suivie d’une phlébite. Ces événements ont conduit à des examens complémentaires et, à la mi-décembre 2025, le diagnostic est tombé : un cancer du poumon.
Cette annonce a été un véritable choc.
J’ai ressenti un profond sentiment d’injustice. Je n’avais jamais fumé de ma vie. Je menais une vie saine, sans facteur de risque particulier. Jamais je n’aurais imaginé pouvoir être concernée par un cancer du poumon. Pour ma famille aussi, cette maladie a bouleversé notre quotidien.
Lorsque j’ai annoncé mon diagnostic autour de moi, une même question revenait presque systématiquement :
« Tu fumais ? »
Cette réaction est compréhensible, car beaucoup pensent encore que le cancer du poumon est exclusivement lié au tabac.
Pourtant, la réalité est différente.
Oui, le tabac reste la première cause de cancer du poumon. Mais chaque année, des milliers de personnes qui n’ont jamais fumé sont elles aussi touchées. Certaines sont porteuses d’une altération génétique, comme la fusion ROS1, qui provoque le développement de la maladie sans aucun lien avec le tabac.
Après une chimiothérapie débutée en janvier 2026, j’ai intégré, le 11 février 2026, un essai clinique avec une thérapie ciblée : le NVL-520.
Cet essai clinique a marqué un véritable tournant dans ma vie.
Aujourd’hui, grâce à la recherche, je mène une vie presque normale. Je marche jusqu’à quinze kilomètres par jour, je jardine et je profite pleinement de chaque journée. Chaque instant retrouvé est un cadeau que je dois au travail des chercheurs, aux essais cliniques et aux progrès de la médecine.
Si je partage aujourd’hui mon histoire, ce n’est pas seulement pour raconter mon parcours.
C’est pour rappeler que derrière chaque avancée scientifique, il y a des chercheurs, des médecins, des patients qui participent aux essais… mais aussi des femmes et des hommes qui choisissent de soutenir cette recherche.
Les cancers du poumon liés à des altérations génétiques comme ROS1, EGFR, ALK, RET ou MET restent encore trop méconnus. Pourtant, ils concernent chaque année des milliers de familles.
L’association ROS1 est née pour faire avancer cette recherche, soutenir les projets scientifiques, informer les patients et sensibiliser le grand public à l’importance des biomarqueurs.
En devenant adhérent, vous ne faites pas qu’apporter une cotisation.
Vous permettez à la recherche de progresser, vous donnez davantage de visibilité à ces cancers rares et vous offrez de l’espoir aux patients d’aujourd’hui… et à ceux de demain.
Moi, je suis la preuve que la recherche peut changer une vie.
Ensemble, faisons en sorte qu’elle puisse en sauver beaucoup d’autres.
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